IL ETAIT UNE FOIS DES TRAJECTOIRES BUISSONNIERES

La reprise de l’expression propre aux contes traditionnels « il était une fois… » est une invitation à réintroduire du merveilleux dans l’existence, comme savent le faire naturellement les enfants.

Epopée lointaine sur un cheval de bois, pays traversé sur des échasses, intrigues politiques d’un bison en Ukraine et en Biélorussie, immersion clandestine dans les marécages, errances sur des lits mobiles, cabanes et planques éphémères, machines d’exploration et engins de voyage... Toutes ces aventures authentiquement vécues peuvent être définies comme des Trajectoires Buissonnières.

Trajectoires parce qu’elles appellent au départ et procèdent d’un recours constant à la mobilité et au mouvement ;  Buissonnières parce qu’elles invitent à la reconversion de nos vies réduites à leur seule valeur professionnelle en une exaltation plus libre et poétique ; Buissonnières aussi parce qu’elles ne peuvent être permanentes sans quoi elles ne seraient pas non ordinaires ou extraordinaires. Il ne s’agit nullement de fuite révoltée ou de disparition définitive ; le caractère buissonnier intégrant par définition l’idée même du retour. Ces aventures fragmentaires ou épisodiques sont néanmoins suffisamment ouvertes pour donner forme et sens à la totalité d’une vie... 

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Maxime Aumon